Salut les fighters !
Voilà, c’est fait : je reviens de la Transvésubienne 2010.
Et bien, quelle course !
Je vous fais partager mon compte-rendu de course :
Dimanche 30 mai 2010 :
Réveil 4h45…ça pique déjà. On déjeune, on s’habille et on file au départ pour la mise en grille des performer qui commence dès 6h00.
Nous sommes dans la vague 1-399. Dans le paquet. Tout le monde se regarde un peu, ça sent les gars qui savent pour quoi ils ont signés !
6h30 exactement, le départ est donné ! BANZAIII
Le départ en descente sur la piste de ski est toujours très chaud. Je me méfie. Arrivé en bas de celle-ci, on attaque alors la longue montée vers les Crêtes de la Colmiane.
Je sais qu’il faut être bien placé dès le début alors je mets la gomme. J’essaye cependant de ne pas me mettre dans le rouge.
Au pointage sur la crête, je suis remonté à la 64ème place.
Vient alors la première descente de la course. Elle passe au col d’Andrion où se trouve le ravito1 que je vais zapper. Le début de la descente est assez glissant mais se fait en sous-bois. Les épingles sont serrées, ça me convient, je ne pers pas beaucoup de temps.
La partie après le ravito est en revanche bien plus cassante. On passe beaucoup de grosses marches, ça secoue ! Je m’applique et parviens à tout passer sur le vélo. Je pers 4 ou 5 places puisque je laisse passer des gars qui descendent bien plus vite…
En bas, une courte portion de plat, en single toujours, permet de “récupérer”.
Je me mets au rythme et rattrape peu à peu les gus qui m’ont passé à la descente.
Nous arrivons maintenant au pied du Brec d’Utelle. Ici, portage obligatoire pour tout le monde. Rien d’affolant, je mets 7-8minutes maxi à grimper avec le vélo sur le dos.
Deuxième descente de la course, on passe de 1550 à 850m. Le début du Brec passe sur le vélo pour moi hormis un ou deux passages vraiment chauds.
Le début est toujours très cassant et même si je suis sur le vélo, je me fais doubler car je suis trop lent. La fin de la descente est plus roulante et je n’y perds plus de places.
Nous remontons maintenant vers la Madone à 1200m. Le bas ce fait sur une piste. Grrr que ça fait du bien. Je pense à boire régulièrement. J’ai mangé une pâte d’amende mais rien de plus car ça ne passe pas.
Les 200 derniers mètre de d+ se font sur un single en épingles. Certains choisissent de couper en portant le vélo. Perso, je passe tout sur le vélo en restant sur le sentier.
J’arrive donc à la Madonne d’Utelle où se trouve le R2. Ici, je m’arrête 5-6minutes pour refaire le plein d’eau. J’essaye de manger un bout mais rien n’y fait, je n’ai pas faim.
Je pars alors pour 1000m de D- d’une traite jusqu’au Pont du Cros. Le début est vraiment trash, je passe à pied et d’ailleurs peu de gens doivent passer ce truc (à part N. SHURTER l’an passé parait-il).
Cette descente est la plus harcore du tracé. Ça tabasse énormément. Là encore, je passe tout le reste sur le vélo mais je perds 8-9 places au total.
Lorsque j’arrive au Pont du Cros, je n’en peux plus. J’ai mal aux mains et aux épaules. Je me suis pourtant régalé mais c’était très dur.
J’en suis à 4h de course. Les jambes sont bien.
La remontée derrière le Pont est très dur. C’est un long single qui nous fait prendre 800m de d+. C’est technique avec beaucoup de pierres et de rochers. Par moment il faut pousser/porter. Je double une dizaine de coureurs qui eux poussent du début à la fin.
Une fois en haut, on redescend à 550 jusqu’à Levens. Le R3 s’y trouve.
Là aussi, je m’arrête 5-6 minutes. Je commence à perdre un peu en lucidité. Je refais le plein d’eau et, une fois dans ma vie, me laisse tenter par une “mulebar”…j’en mange même pas le dixième que je manque de tout rendre … beurk, c’est décidément pas un truc pour moi. Je me tourne alors vers le camembert et le pain !
Il reste encore 30km de course et deux montées. Les montées passeront bien. Je double du monde. Les descentes se passent mais je souffre sous les pieds. Ça tabasse sévère et le terrain me rappelle que faire la TransV en semi-rigide, ça a du bon et du moins bon !
Je gère la dernière descente sur Nice avec les tripes. Chaque mètres devient un enfer mais je sais que l’arrivée et le sticker ne sont plus très loin dorénavant.
Je débarque enfin dans Nice, sur les abords du Paillon. D’abord sur la route où tout va très bien, puis on nous fait descendre sur les berges. Pendant 2-3km, il faut longer la “rivière”. Ce final est vraiment épique. On traverse 6 ou 7 fois la rivière. Il faut se diriger à vue en cherchant les passages les moins pires. Le Paillon en question c’est vraiment crado. On passe sous des ponts où vivent des SDF. On roule au milieu des déchets et des canettes de bières…c’est glauque mais ça ne me déplais pas!
Enfin, on sort du lit de la rivière pour l’ultime difficulté : rejoindre les arènes de Cimiez.
Il faut alors grimper de 100m, d’abord sur une route à 20% puis par des escaliers. Je m’arrache et reprends 5 ou 6 places dans le final.
Délivrance et moment de joie, je passe la ligne. Petit coup d’oeil sur la montre : 8h14 ! OUF !
Je termine 57ème.
Le Bilan :
Ça c’est fait !
J’ai trouvé le parcours vraiment énorme. C’est vraiment vraiment hard tout le long de la course.
Au fond de moi, en plus d’aller au bout, j’aurai bien aimé rentrer dans les 50. Je savais que ça serait pas évident.
L’objectif n’est pas validé mais je reste tout de même très content de moi.
J’avais en tête les 8h48 mis par Nico, un ancien de mon club, l’an passé.
A l’arrivé, je discute avec Brice EPAILLY. Lui me dit que le parcours était même un peu plus difficile dans l’an passé.
A noter aucun problème ni chutes sur tout la course. Le Flash à fonctionné merveilleusement bien. Merci encore à la LEFTY pour passer toutes les grosses marches. Cependant, le Flash reste limité par un parcours aussi cassant. Je termine la course avec la plante des pieds en feu…j’ose même pas imaginer avec un cadre alu !
Je pense sincèrement qu’avec un autre vélo j’aurai fais une meilleure place car physiquement j’étais vraiment dans le coup. L’an prochain, j’essayerai de me faire prêter un Scalpel ?
Donc au final, c’est fait, moyennement bien fait….et surtout c’est à refaire.
J’en profite pour remercier encore une fois Christian de CULTURE VELO 63 !













































