Comme chaque année à la même période (14-15 mai), les crosseurs de toute la France se sont donnés rendez-vous au National UFOLEP qui avait lieu cette année dans l’Aveyron : Rodez. Deux jours de courses et pas moins de 1200 participants dans toutes les catégories se sont déroulés sous l’arbitrage d’un invité surprise : la pluie.

Vendredi : Reconnaissances
Après 6 heures de route, toute la délégation des Alpes-Maritimes s’est retrouvée sur le site du Parc de Combelles sous un soleil et une chaleur assommante pour un mois de Mai. C’est un parcours très rapide avec une première moitié très roulante avant l’attaque de singles sinueux en forêt où la technique est reine.
J’ai pu apprécier la vélocité de mon Flash HI-MOD 1 qui est la monture idéale pour ce genre de parcours : de très nombreuses relances courtes (150m max) et des parties de piste très très roulantes.

Samedi : Prise de température, découverte de l’ambiance et premiers encouragements
Ne roulant que le dimanche matin, j’ai passé tout mon samedi à m’imprégner de l’ambiance, assurée par les spectateurs venus de toute la France, et surtout, d’encourager mes collègues de la délégation des Alpes Maritimes qui étaient programmés ce jour-là. Une heure avant la course, les cartes étaient redistribuées par un orage accompagné par une forte pluie qui durera toute la matinée. Autant dire que le parcours reconnu la veille n’avait plus rien à voir principalement dans le technique où les devers et l’eau ruisselante rendaient le franchissement impossible. Un “véritable enfer” au dire des participants…
Cependant, les conditions changeaient rapidement puisque la fin de journée se déroulait sans les intempéries et le parcours redevenait praticable mais très collant.

Dimanche : Le jour J – La course des hommes 20-29 ans

La principale question en se levant était de connaitre l’état du terrain après la première journée de course. Bonheur : plus de pluie, mais du soleil, quelques nuages et un vent léger… En résumé, un parcours du tonnerre avec une super accroche sans coller au pneu : conditions optimales.
Première préoccupation : le départ. Positionné en 1ère ligne, je savais que le départ était primordial pour rester dans les meilleures places car après 3km, il allait être presque impossible de doubler. Pour cela, je m’en remettais logiquement à la rigidité du carbone du Flash HI-MOD 1 pour gicler de la première ligne et passer le premier étranglement sur le vélo (seuls les 20 premiers ont pu la passer sur les 140 coureurs engagés). Le blocage de la Lefty a encore fait merveille : 0 jeu dans la suspension pour un rendement du vélo optimal.

Deuxième préoccupation : Rester dans les 20 premiers et accrocher le groupe de tête. Après un bon départ, j’arrive à accrocher le groupe de tête composé d’une vingtaine de coureur. Autant dire que dans la première partie très roulante, ça roulait très fort.

Il m’était difficile de rester dans une roue mais je m’accrochais. Mais resté en queue de peloton, je devais de résoudre à voir partir la tête dans les premiers single tracks un peu remuants. Cependant, j’arrive à accrocher la 20ème place qui faisait partie de mon objectif. Dans la partie technique, le flash se comportait de la meilleure des façons effaçant les micros bosses qui font vibrer le vélo. L’association du système anti-vibration à l’arrière du cadre avec sa déformation et de la lefty procure une sensation de stabilité incroyable. Ce qui m’a permis de remonter un concurrent. Mais difficile de doubler dans un chemin de foret très étroit. Difficile de pouvoir franchir les difficultés quand quelqu’un ne roule pas sur le même rythme que soi. Au bout du premier tour, j’arrive tout de même à passer en 18ème position mais sur un rythme très élevé par rapport à mon habitude. En effet, sur ce parcours très bosselé avec de courtes successions de monté et de descente, difficile de récupérer : c’était très physique.

Troisième préoccupation : Éviter mes problèmes physiques récurrents
Sur un tel rythme, je commençais à avoir peur de ne pas pouvoir tenir 2h. Habitué aux Crampes, j’avais prévu suffisamment pour boire. Généralement, au bout d’1h de course, j’attrapais un mal de dos m’obligeant à ralentir l’allure… autant dire qu’avec le Flash je n’ai eu aucun de ces désagréments. La souplesse de pédalage de la transmission 2×10 évite de trop taper dans les muscles et rend le pédalage très fluide réduisant, chez moi, l’arrivée des crampes.
Concernant le mal de dos, sa disparition est clairement dû tout d’abord au système anti-vibration mais aussi au format du tube de selle qui n’est pas rond comme les tiges classiques : ce format absorbe très bien les vibrations résiduelles ce qui réduit encore plus la transmission des chocs dans la colonne vertébrale et les reins.

Quatrième préoccupation : Grappiller des places et finir à fond.
A mi-course, les positions commençaient à l’équilibrer entre les concurrents. C’est à ce moment-là que la course est devenue plus intéressante. A force d’appuyer, j’arrive à rattraper le concurrent que me devançait et après l’avoir dépassé, je m’aperçois qu’il s’accroche à ma roue. Après deux tentatives d’accélérations, je constate qu’il tient le rythme. Un tour passe et il reste tranquillement dans mon aspiration ce qui est agaçant : il n’a jamais voulu prendre de relais afin de pouvoir revenir sur d’autre concurrents.

Le dernier tour arrive et je reste toujours devant. On rattrape enfin un concurrent qui ne lâche rien non plus pendant quelques kilomètres. 4km avant l’arrivée, mon poursuivant se décide à placer une grosse attaque pour me distancer : je tiens quelques centaines de mètres avant de faire mine de lâcher juste avant d’entrer dans la partie technique où j’avais remarqué au tour précédent qu’il était moins à l’aise que moi. Cette stratégie a été payante : je le rattrape à la fin de cette partie et, cette fois ci, je l’accroche pour ne plus le laisser partir. A cette occasion, nous arrivons à remonter plusieurs concurrents directs et nous retrouver à 3 à 700m de l’arrivée. Sentant le sprint venir, je m’y prépare répondant aux accélérations successives.
Dernière ligne droite, j’attends la fin d’une énième accélération pour attaquer 200m avant la ligne d’arrivée : personne n’arrivera à me passer. Après avoir fait tout le travail depuis 2 tours, j’avais à cœur à ne pas me laisser battre sur le fil. Au final, j’accroche une très belle 14ème place qui est mon meilleur classement en National UFOLEP.

Dimanche : Fin de week end
Après cette épreuve, il y avait d’autres courses où des amis défendaient les chances des Alpes Maritimes. C’était l’occasion pour remettre la casquette de spectateur pour les encourager.

Au final, ce fut un super week-end VTT avec beaucoup d’émotions. Et ce Flash HI-MOD 1 : quelle plaisir sur un tel parcours! J’aurais bien continué la course un tour de plus! Merci Top-Cycle!!!!!!
Sébastien Ciarafoni